K comme KASBAH D’ALGER

François MAUBE, mon arrière-arrière grand-père paternel, né en 1857 à CABANAC, en Haute Garonne, dernier des charpentiers de cette lignée, fils de Jean Pierre MAUBE et de Marie MAYLIN fait son service militaire en 1877 en Algérie. Il est soldat dans l’Unité Territoriale d’Artillerie, à la Caserne de la Kasbah (ou Casbah) à Alger.

MIGRATION VERS UN NOUVEAU TERRITOIRE : L’ALGERIE

François bénéficie-t-il d’aides de l’Etat pour venir, comme beaucoup d’autres s’établir en Algérie après son service militaire ? Le nombre de fermiers du Sud de la France établis en Algérie s’élève à 4000.

« Dans les années 1830, l’arrivée de premiers colons voit débarquer en Algérie une foule de gens, dont beaucoup sont des agriculteurs et des artisans-ouvriers avec femmes et enfants, en quête de meilleurs moyens d’existence. Ce surtout ensuite des enseignants et étudiants, des petits fonctionnaires, des employés des postes …. qui vinrent s’installer dans les départements français de l’Algérie »

François contracte mariage sur place avec Marguerite SERVAT en mai 1881, après que les parents de chacun y aient consenti en décembre 1880, comme les actes notariés de CABANAC mentionnés dans l’acte de mariage d’ALGER le stipulent. Marguerite a selon toute vraisemblance accompagné ou rejoint François en Algérie, car elle est aussi originaire de CABANAC, et vit à MUSTAPHA, près d’ALGER.

Leur fils, qui porte le même prénom que son père, François, y nait le 1er décembre 1879. C’est lors du mariage de ses parents en 1881, qu’il deviendra enfant légitime. Lors de sa naissance, seule la mère l’avait reconnu, François était déclaré de père inconnu. La lecture des actes d’état civil montre que cette pratique de légitimation des enfants lors du mariage des parents était assez répandue.

LES GRANDS TRAVAUX

Exerçant le métier de charpentier, François père participe certainement à la construction des arches du Port d’ALGER, et peut-être à d’autres grands travaux de la ville. C’est du moins les informations qui circulent de génération en génération jusqu’à nous parvenir.
Les principaux travaux et le boulevard de l’Impératrice avec la construction des arches débutent à partir de 1860. C’est le « Boulevards des remparts  » formant balcons sur mer, structurés de 8 bastions.

A propos des travaux de construction du Boulevard des Remparts :

» Ce plan qui sera publié en 1848 par DELAROCHE  esquisse les rampes et les escaliers destinés à relier les quais à la ville, quelque 15 mètres plus haut, de même que les liaisons avec la place du Gouvernement au sud. Par étapes successives cette idée aboutira, en 1860, au projet de Frédéric CHASSERIAU architecte de la ville, qui dessine l’ensemble de la structure soutenant le boulevard et les rampes entre les quais et la ville. Il prend le nom de boulevard de l’Impératrice en honneur de Eugénie de MONTIJO l’épouse de Napoléon III  qui l’inaugure en 1865 (avant son achèvement) et accueille, au fil du temps, d’importants édifices publics : la Préfecture, le Palais des Assemblées, le Casino, l’Hôtel de Ville etc… (http://fr.wikipedia.org/wiki/ALGER)

François MAUBE décède à ALGER en 1916, à l’âge de 59 ans. Avec lui disparait la profession de charpentier dans la famille. C’est le premier de mes ascendants à s’être installé en Algérie.

 

 

Un commentaire sur “K comme KASBAH D’ALGER”

  1. [...] Kasbah d'Alger François MAUBE , mon arrière-arrière grand-père paternel, né en 1857 à CABANAC, en Haute [...]

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