N comme NOM DE FAMILLE : INVARIABLE ? PAS TOUJOURS

Dans les registres paroissiaux de FREJUS de 1704 à 1747, j’ai eu un peu de mal à reconnaitre les noms de mes ascendants paternels.

D’abord incrédule devant la forme que je ne leur connaissais pas, comme Anne CASTAGNESSE née le 14 mars 1708, mention dans la marge du registre, j’ai dû me rendre à l’évidence car le phénomène était général. Le nom se rapprochait de celui que je connaissais (CASTAGNE) … mais il s’accordait ! Dans l’acte lui-même, j’ai retrouvé le nom dans sa forme d’origine car il y était fait référence à un homme ou un garçon. Dès qu’il s’agissait d’une fille ou d’une femme le nom s’accordait en genre :

La mention « Morte ABBESSE » en marge dans le registre se rapporte bien  dans l’acte à Françoise ABBE, morte le 5 décembre 1708.

« Baptême MARTIN & MARTINE »

le huitième avril sont nés et ont été baptisé François Raphael Jaques MARTIN et Honorade, jumeaux, fils de François, matelot, et d’Elisabeth ANGLES (année 1711)

La liste est sans fin : ROQUEMAURESSE Marianne pour ROQUEMAURE

Le nom s’accordait aussi en nombre :

« RAYNAUDS » figurait dans la marge. Pourquoi ce S ? Parce qu’il s’agissait de la naissance de Antoine et d’Honoré, jumeaux.

L’usage a couru jusqu’en 1747 à FREJUS. Est-ce un parti-pris local ? le choix des curés de l’époque ?  un usage répandu dans la France entière ou limité au Sud ? Est-ce pour distinguer instantanément les hommes des femmes ?

Plus sérieusement, cet usage a éveillé ma curiosité, si vous avez des réponses, je suis intéressée !

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3 commentaires sur “N comme NOM DE FAMILLE : INVARIABLE ? PAS TOUJOURS”

  1. selma cayol dit :

    Non, ce n’est pas une coutume « locale », car on en rencontre dans toutes les régions, la féminisation des patronymes me parait être dans la lignée des fils de , donc marianne roquemauresse fille de roquemaure, en tous cas ça donne parfois et même souvent des noms que nous trouvons très cocasses, mais eux ne sachant pas lire …et les filles n’ayant pas de nom de famille propre ( elles n’ont que le nom de leur père en fait et de leur mari ensuite.) Dans beaucoup de registres paroissiaux de catalogne, on ne mentionne même pas le nom de la femme, sauf si celle-ci est « une héritière » (- fille ainée d’une famille-).
    nous avons un etienne Couillet vers arles imaginez le nom de sa fille !!! comme l’acte que j’ai mis dans le challenge aujourd’hui louis Con engendra une françoise Conne, pauvre fille !
    j’ai un jour trouvé une petite Ane (avec un seul N) Benette fille de Benet..aujourd’hui a l’école elle en subirait des railleries la pauvre Ane et Benette en plus , pas très heureux départ dans la vie !

    bonne chasse
    selma cayol

  2. [...] N comme NOM DE FAMILLE : INVARIABLE ? PAS TOUJOURS [...]

  3. admin dit :

    Merci pour cet éclairage…

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