Y comme YVES TRAOUILL

Alors que la recherche de mes ascendants paternels m’avait conduite dans l’Aisne, j’ai eu la surprise de découvrir  un ascendant breton : Yves TRAOUILL originaire de BREST (SOSA 262).

Marié à Jeanne SEVERE, ils donnent naissance en 1778 à Geneviève Gabrielle TRAOUILL à BREST.

A 19 ans, leur fille Geneviève Gabrielle est déjà veuve de Joseph Gabriel LE ROUX.

Elle se remarie l’année suivante,  le 19 Nivose AN VI de la république (ou 8 janvier 1798) avec  Quentin Henry Auguste BLONDEL, Lieutenant d’artillerie marine, de 7 ans son ainé.

Quentin Henry est le « chainon » qui éclaire le  glissement géographique de l’Aisne vers la Bretagne. Son métier l’a conduit à Brest, où il rencontrera son épouse. D’ailleurs, 3 de leurs témoins de mariage sont également militaires : l’un est Sergent Major d’Artillerie  marine, un autre Sergent et le dernier Adjudant.

Trois ans plus tard naitra leur fils Laurent Hyppolite.

Le 28 mars 1807 naît leur fille Emelie Eloïse. Sur son acte de naissance, ses témoins sont aussi des marins : un Capitaine de Vaisseau et un Lieutenant d’Artillerie Marine.

Cependant, Quentin Henry BLONDEL meurt le 24 mars 1827, à l’âge de 57 ans …à Saint-Quentin, dans l’Aisne. Sa femme Geneviève a 49 ans. Emelie est alors âgée de 19 ans.

Les raisons qui ont conduit cette famille à quitter la Bretagne pour venir dans l’Aisne sont probablement liées au fait que la famille de Quentin Henry BLONDEL est originaire de Picardie ; Ils seraient donc revenus vivre dans leur ville d’origine.

L’année suivante, le 9 avril 1828, un jugement du Tribunal civil de Brest nous apprend qu’au nom TRAOUILL est substitué le nom TRAOUY. Est-ce une démarche personnelle de Geneviève entreprise de longue date, ou un mouvement de francisation des noms bretons ?

Un an plus tard, en 1829, grâce àla publication des bans de son futur mariage, le 20 septembre 1829 à Saint-Quentin et à Brancourt-le-Grand, lieu de domiciliation de son futur époux, nous apprenons Emelie Eloïse va se marier avec Charles Joseph Aimable Prosper BONNEVILLE, employé.

Le mariage est célébré  le lundi 5 octobre 1829 à Saint-Quentin.

Sa mère est présente et consentante. Le frère d’Emelie, Laurent Hyppolite BLONDEL est son témoin.

Emelie signe de son deuxième prénom « Héloïse Blondel ». Geneviève TRAOUY, sa mère signe de son nom d’épouse BLONDEL.

Le nom TRAOUY s’éteindra-t-il avec Geneviève ? est-ce la fin de la parenthèse bretonne ? Il me faudra encore faire des recherches dans les archives de Brest pour en être sûre.

 

 

 

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Un commentaire sur “Y comme YVES TRAOUILL”

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